A Saint-Sernin, une auberge de jeunesse à 22 € la nuit

La Petite Auberge - photo Frédéric Charmeux pour La Dépêche

Père et fils, Didier (à gauche) et Clément Riquet (à droite) aux petits soins pour les aventuriers qui font étape dans leur auberge de jeunesse. /Photo Frédéric Charmeux

Nichée au coeur de Toulouse, la Petite Auberge de Saint-Sernin accueille de nombreux touristes étrangers et curieux venus tenter l’expérience de ce mode d’hébergement économique, et véritable carrefour culturel.

« Une auberge de jeunesse, c’est un lieu de vie où tout le monde peut partager un moment unique dans une ambiance conviviale. » – Clément Riquet, gestionnaire administratif de La Petite Auberge de Saint-Sernin.

« Je voulais créer un lieu où tout le monde se rassemble. » – Didier Riquet, fondateur de La Petite Auberge de Saint-Sernin.

Les touristes sont nombreux à venir découvrir la Ville rose. Mais les hébergements de la métropole Toulousaine peuvent parfois être coûteux et ces visiteurs se retrouver à trouver une solution plus économique. Pour les jeunes et les plus modestes, une auberge de jeunesse toulousaine accueille ces aventuriers, à des prix accessibles : à partir de 22 euros la nuit par personne. L’auberge, qui n’est plus rattachée à la Fédération unie des auberges de jeunesse, est située en plein centre de Toulouse et peut accueillir jusqu’à 76 personnes. Chaque dortoir compte jusqu’à quatre couchettes avec à disposition une salle de bain et une cuisine privative. La Petite Auberge de Saint Sernin est également équipée d’une salle commune, d’une laverie et d’une terrasse.

«C’est très convivial, très propre, nous disposons également d’une bagagerie. C’est plutôt génial et bien organisé», souligne une jeune parisienne. Les auberges de jeunesse qui ont longtemps eu l’image d’hébergements bas de gamme sont aujourd’hui fréquentées par de nombreux touristes venus chercher un peu de chaleur humaine.

«C’est la première fois que je séjourne dans une auberge de jeunesse et j’en suis très heureux. L’ambiance y est très bonne, c’est très sympa», explique ce jeune Londonien de 26 ans, Joël Bunn. «Ça change des hôtels, on peut échanger avec des personnes que l’on ne connaît pas», ajoute de son côté Velen venu d’Argentine.

Dans ce lieu tout le monde cohabite. Beaucoup de touristes ne se connaissent pas mais partage le même dortoir. «Sur les 20 000 personnes que nous accueillons par an, 10 000 sont des étrangers. Je voulais un lieu dans cet esprit où tout le monde se rassemble. C’est ce que j’adore dans ce métier découvrir de nouvelles cultures», précise le fondateur de l’établissement, Didier Riquet.

Le projet de Didier Riquet, âgé aujourd’hui de 70 ans, a mûri il y a 7 ans lors d’une expédition lorsqu’il décide de créer la Petite Auberge de Saint-Sernin. «Sur le chemin du retour de mon voyage au Cap Nord, je me suis arrêté dans une auberge de jeunesse à Oslo à cause du froid. C’est de là que m’est venue l‘idée, en regardant des jeunes gens postés devant l’auberge et qui riaient tout en apprenant à se connaître. Je me suis dit que je devais créer la même chose à Toulouse», raconte Didier Riquet. «En ce moment nous sommes complets», précise Clément Riquet, qui a arrêté son emploi d’ingénieur informatique pour s’occuper de la gestion de l’établissement avec son père. Un succès constaté dans le livre d’or de l’auberge ou certains clients ont attesté avoir vécu : «Un des plus beaux moments de leur vie».

Soledad Arque-Vazquez pour La Dépêche

Corrections de l’article : La Petite Auberge de Saint-Sernin n’a jamais fait partie de la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse et ceci par choix de son fondateur, Didier Riquet. D’autre part, comme indiqué dans l’onglet « Nos chambres », nos dortoirs comptent 4, 6 ou 8 lits.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/23/2404778-saint-sernin-auberge-jeunesse-22-e-nuit.html